Description du projet

Constitution d’archives orales :

« Une archive orale est un témoignage oral, conçu, produit, recueilli, conservé et archivé dans un objectif patrimonial, mémoriel, scientifique, pédagogique ou culturel, soit pour palier la disparition de la documentation écrite, soit pour la compléter et l’enrichir1 ».

Les archives orales découlent d’un entretien qui est la plupart du temps provoqué et non naturel par un chercheur, ce qui n’est pas le cas de la plupart des autres sources utilisées en histoire. Il s’agit de documents oraux provoqués a posteriori et conservés en vue d’un usage patrimoniale ou historique.

La méthode repose sur l’entretien. L’entretien est donc construit par l’ensemble des participants (intervieweur et interviewer) et la relation qui se crée entre eux : les témoins élaborent un récit selon l’idée qu’ils se font du sujet de l’entretien, tandis que l’intervieweur oriente l’entretien selon ses axes d’étude et l’idée qu’il se fait des témoins.

La source orale permet de documenter des aspects méconnus du passé qui ont échappé aux sources documentaires traditionnelles. Elles peuvent remplacer ou compléter des documents écrits inexistants ou incomplets. La source orale permet d’obtenir des informations qui sont généralement introuvables dans les archives écrites. Il s’agit d’informations inédites.

La force du témoignage ne doit pas nous faire oublier ses faiblesses. La mémoire n’est pas infaillible. Elle reconstruit le passé par amalgame et oublis sélectifs déterminés par les valeurs du témoin ou ses affects.

Objectif :

Recueillir des témoignages oraux d’hommes et de femmes (constitution d’archives orales rétrospectives) qui serviront à faire l’histoire de l’UQAM, de l’enseignement supérieur, de Montréal, et plus largement du Québec :

· Polyphonie dans le choix des témoins

· Canevas d’entretien

· Entretien semi-directif et initiative aux interlocuteurs

· Conservation à long terme

· Disposition des archives à la recherche.